Quand la fatigue s'accumule : apprendre à récupérer

Description de l'article de blog :

Catherine Marty

6/18/20264 min read

Business woman in white shirt stretching at her office desk to relieve stress and back pain.
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Quand la fatigue s'accumule : apprendre à récupérer

Pourquoi je suis si fatigué·e en ce moment ? Comprendre la fatigue qui s'accumule sans pause

Juillet arrive, et pourtant vous n'avez jamais été aussi fatigué·e. Les réunions s'enchaînent, les dossiers s'accumulent, et l'idée même de lever le pied semble appartenir à un autre monde. Si cette question vous traverse régulièrement, vous n'êtes pas seul·e et ce n'est pas un signe de faiblesse. C'est le résultat d'un semestre entier sans véritable récupération.

En tant que sophrologue à Toulouse, j'accompagne régulièrement des professionnels qui se posent cette même question à l'approche de l'été. Voici ce qui explique cette fatigue, et surtout, ce qui permet d'en sortir.


Pourquoi ne sent-on pas sa fatigue s'accumuler ?

Quand on est dans l'action en permanence, il est difficile de percevoir l'état réel de son corps et de son esprit. On "tient". On avance, réunion après réunion, échéance après échéance. Et c'est précisément cette adrénaline du quotidien qui masque la fatigue qui s'accumule en arrière-plan.

Le problème, c'est que cette fatigue ne disparaît pas parce qu'on l'ignore. Elle s'accumule, semaine après semaine, jusqu'à ce que le corps impose un temps d'arrêt — parfois au moment le moins opportun.

Quels sont les effets de la fatigue sur le cerveau et la concentration ?

Quand la récupération fait défaut, les conséquences sont concrètes et mesurables. La concentration baisse, la mémoire devient plus fragile, et formuler une pensée complexe demande un effort qui semblait pourtant naturel quelques semaines plus tôt.

À cela s'ajoute une forme de rigidité mentale : on devient moins capable de s'adapter à l'imprévu, moins patient face aux aléas, plus irritable dans les échanges. Ce ne sont pas des traits de caractère qui changent — c'est un système nerveux qui n'a plus la ressource nécessaire pour s'ajuster.

Pourquoi la récupération est-elle vraiment essentielle ?

Les sportifs de haut niveau l'ont bien intégré : la récupération fait partie intégrante de l'entraînement. Sans elle, le risque de blessure augmente, la performance chute, et le corps finit par lâcher. Aucun coach ne considérerait un jour de repos comme une perte de temps.

Au travail, pourtant, la même logique peine à s'imposer. Prendre une pause peut donner l'impression de ralentir, voire de manquer d'engagement. Beaucoup craignent d'être perçus comme moins investis s'ils s'accordent un vrai temps de coupure dans la journée.

C'est une erreur de perspective. Récupérer n'est pas un luxe ni une faiblesse : c'est une stratégie de performance, au même titre que l'entraînement physique d'un athlète.

Pourquoi est-il si difficile de décrocher du travail aujourd'hui ?

Un autre obstacle à la récupération s'est installé progressivement avec les outils numériques : la frontière entre le travail et le reste de la vie est devenue floue. Une notification le soir, un mail consulté avant de dormir, une pensée professionnelle qui s'impose pendant un moment censé être personnel.

Cette hyperconnexion empêche une véritable récupération psychique — c'est-à-dire la capacité à ne plus penser au travail une fois qu'on l'a quitté. Et sans cette coupure mentale, même une nuit de sommeil complète ne suffit pas toujours à se sentir réellement reposé·e le lendemain.

Comment mieux récupérer au quotidien ?

Plusieurs leviers permettent de retrouver une vraie capacité de récupération, au quotidien :

Avoir une activité extérieure au travail qui permet de déconnecter réellement, la marche active, le sport, une pratique artistique, aide à créer une coupure mentale nette, là où le simple repos passif n'y parvient pas toujours.

Poser ses pensées et ses idées en suspens sur un cahier, en fin de journée, permet de les "déposer" plutôt que de les garder en tête. On les retrouve le lendemain, sans avoir eu à les porter pendant la soirée.

Réapprendre des techniques de relaxation, comme celles utilisées en sophrologie, pour stimuler volontairement le système nerveux parasympathique , celui qui permet au corps de sortir d'un état d'alerte permanent, redonne au corps la capacité de relâcher, plutôt que de rester en tension continue.

Qu'est-ce que la sieste flash, et comment la pratiquer ?

Le peintre Salvador Dalí avait sa propre méthode de récupération rapide. Il s'installait dans un fauteuil, une cuillère en main, et se laissait glisser dans le sommeil. Dès que l'endormissement commençait, ses muscles se relâchaient, la cuillère tombait au sol, et le bruit le réveillait instantanément.

Quelques minutes suffisaient pour qu'il reparte avec une clarté d'esprit renouvelée — et de nouvelles idées.

C'est exactement le principe de la sieste flash : une micro-coupure de quelques minutes, suffisamment courte pour ne pas entrer dans un sommeil profond, mais suffisamment réelle pour permettre au système nerveux de relâcher la tension accumulée. Pas besoin d'une heure entière — parfois, 10 minutes suffisent à changer l'état dans lequel on aborde la suite de la journée.

C'est aussi l'un des effets que l'on observe en sophrologie : en quelques minutes de pratique guidée, le corps redescend en tension, et l'esprit retrouve de la clarté.

Pourquoi l'accompagnement fait souvent la différence

Savoir qu'il faudrait faire des pauses ne suffit pas toujours à les prendre. Pris dans le rythme et le flot du quotidien professionnel, on reporte, on repousse, on se dit "plus tard" et plus tard ne vient jamais vraiment.

C'est précisément là que l'accompagnement prend tout son sens. Un temps dédié, en dehors du flux du travail, pour réapprendre à percevoir son état de fatigue, et à expérimenter concrètement des outils de récupération, fait souvent la différence entre une intention et un vrai changement durable.

C'est ce que propose la sophrologie : un espace pour apprendre à repérer sa fatigue avant qu'elle ne s'installe, et des outils concrets pour la réguler.

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